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Gestan et Factur-X

Est-ce que Gestan est compatible avec la facture électronique ?

La question qui revient le plus souvent au support actuellement est : « est-ce que Gestan est compatible avec la facturation électronique ? » (en fait, avec les contraintes Factur-X).

La réponse est oui, bien sûr, ne serait-ce que parce que le traitement de ce format va progressivement devenir obligatoire.

Aussi, nous avons fait évoluer Gestan, comme à l’accoutumée, afin de l’adapter à ces nouvelles contraintes.

Quel est le planning ?

En terme de délais, les entreprises françaises sont tenues de pouvoir recevoir ce genre de factures en septembre 2026, et seront obligées d’émettre à ce format en septembre 2027.

Au second semestre 2026, Gestan embarquera un programme de récupération des factures fournisseur.

Au second semestre 2027, Gestan embarquera un programme d’émission des factures client.

La couche de communication sera opérée par une PA partenaire de Gestan, actuellement en cours de sélection.

#MAJ du 05/03 : nous avons sélectionné la PA Iopole.

#MAJ du 20/04 : la solution Iopole présent des inconvénients inattendus en matière de protection des données et de support, nous sommes en cours de négociation.

Quel est le coût ?

Les coûts induits (le développement des programmes de communication par API avec les PA) sont supportés par notre entreprise, et ne sont pas répercutés dans le coût de la licence Gestan 2026, qui reste inchangé par rapport à 2025, sauf inconnue dimensionnante dans les volumes, ce que nous ne connaissons pas actuellement, car nous n’avons aucune connaissance du nombre de facture émises par les utilisateurs de Gestan.

En revanche, le tarif 2027 sera obligatoirement impacté par les coûts Factur-X, selon des modalités qui ne sont pas encore connues avec exactitude. Mais les frais induits ne feront l’objet d’aucune marge de notre part, ils seront à prix coûtant.

#MAJ du 20/04 : l’impact financier est en cours d’examen.

Est-ce que Gestan Standard restera gratuit ?

Oui ! La gratuité de la version Standard est pour vous la garantie absolue de pouvoir conserver vos données, même en cas de disparition de l’éditeur ou d’incapacité de payer la licence d’utilisation. Gestan génère nativement du format Factur-X, ce qui veut dire que vous pourrez faire transiter les pdf générés par Gestan Standard par toute PA de votre choix, mais ce ne sera peut-être pas automatique.

 

Voir aussi sur ce sujet :  Factur-X, la facturation électronique

 

8 Responses

  1. Pascal RIPAULT dit :

    Bonjour,
    Dans la mesure où, pour la plupart des entreprises, la facturation electronique ne concernera que la reception, je ne vois pas pourquoi tout le monde s’affole.
    Même les impôts veulent qu’on s’inscrive à une PA (mail reçu 19/4):
    ———————-
    FACTURATION ÉLECTRONIQUE : Désignation d’une plateforme de réception de factures électroniques
    La facturation électronique devient obligatoire le 1er septembre 2026.
    À compter de cette date, toutes les entreprises devront donc pouvoir recevoir les factures électroniques que leurs fournisseurs leur envoient.
    C’est pourquoi votre entreprise doit choisir une plateforme de réception de factures électroniques, agréée par la Direction générale des Finances publiques.
    D’après les informations dont dispose l’administration, votre entreprise n’a pas encore fait ce choix. Nous vous conseillons d’effectuer dès maintenant les démarches pour disposer d’une solution adaptée à votre organisation.
    ——————————–
    Avant septembre 2027, je pense que ça sera une année test pour savoir si le logiciel communique bien avec la PA, et je ne doute pas qu’il y aura de nombreux cafouillages.
    J’ai assisté a une présentation de cette réforme par un responsable des impots des entreprises ou n’assistaient que 10 personnes (!) et il y aura toujours moyen de déclarer des factures qui ne passeront pas par cette moulinette.
    Bref, pas de raison de s’affoler et il sera encore temps de faire son choix en juillet-aout.
    Pascal

  2. FROMENT dit :

    Le planning annoncé me semble aujourd’hui beaucoup trop large et insuffisamment précis pour permettre une réelle anticipation. Vous indiquez un déploiement « au second semestre 2026 » ce qui ne constitue pas un jalon exploitable : un semestre couvre une période très étendue (de janvier à juin), et surtout ne permet pas de savoir si la fonctionnalité sera disponible en début, milieu ou fin de période. Si la mise à disposition intervient tardivement (juin par exemple), cela laisse un délai extrêmement court pour tester et fiabiliser les usages avant l’échéance réglementaire de septembre 2026.

    Par ailleurs, le fait que la plateforme partenaire (PA) ne soit pas encore complètement intégrée dans une trajectoire opérationnelle claire m’interroge. Au-delà du choix (désormais annoncé mais qui emble encore questionné), ce qui manque surtout, c’est la méthode de déploiement :
    y aura-t-il une phase pilote ?
    un environnements de test en conditions réelles ?
    une montée en charge progressive ?
    Ces éléments me semblent essentiels, notamment compte tenu de la complexité réelle des flux fournisseurs (formats hétérogènes, cas particuliers, fournisseurs non équipés, gestion des avoirs, etc.), qui ne peuvent pas être sécurisés en quelques semaines (et en été pour le BTP).

    Sur le fond, je souhaite aussi exprimer une réserve plus globale sur la réforme elle-même et mon soutien à votre critique. Cette réforme laisse notamment aujourd’hui une incertitude majeure : le modèle économique. En effet, les plateformes de dématérialisation peuvent, selon les cas, facturer :
    à l’émission,
    à la réception,
    ou aux deux.
    Cela signifie concrètement que les entreprises pourraient être amenées à payer pour émettre leurs factures, mais aussi pour recevoir celles de leurs fournisseurs (et je ne contrôle pas ce point, certaines facturent au mois d’autres à la livraison), ce qui pose une vraie question de fond. Sur ce point, il me semble que le cadre réglementaire aurait dû être plus protecteur et clarifier ces modalités en amont.
    Dans ce contexte, la question du modèle économique du partenaire que vous avez choisi est centrale : vos coûts porteront-ils sur l’émission, la réception, ou les deux ? quelle sera la structure tarifaire (par facture, abonnement, volume) ? quelle sera la part réellement supportée par l’utilisateur final (j’ai compris votre intention de gratuité mais comment pouvez-vous prédire le volume de factures ?)

    Je comprends et salue votre volonté de maintenir une solution accessible, voire gratuite dans sa version standard, mais cela ne peut se faire sans une transparence complète sur les coûts indirects.

    Enfin, sur votre stratégie de déploiement, le choix de prioriser la réception avant l’émission peut se discuter. En pratique, les grandes entreprises — qui seront les premières prêtes — attendront des factures électroniques en émission. Il m’aurait donc semblé être pertinent d’envisager une capacité d’émission plus précoce (voire synchrone), afin de ne pas se retrouver en décalage avec les usages réels du marché.

    Pour ma part, l’attente est claire : une solution intégrée, simple à utiliser, et nécessitant un minimum d’actions côté utilisateur, mais accompagnée d’un cadre précis, d’un planning fiable et d’une visibilité complète sur les coûts.

    • Étienne dit :

      Comme vous le soulignez, il existe de nombreux sujets sur la mise en place de cette réforme, le premier étant celui de sa légitimité. Et nous comprenons bien votre attente d’une solution simple, sécurisée, gratuite, efficace, pratique, et réglant tout problème en amont, mais il n’est pas sûr que votre vœux idéal puisse être réalisé.

      Pour ce qui est des points techniques, ceux relevant de l’analyse des flux, de la montée en charge, etc, relève du métier de PA, qui n’est pas le notre.

      Pour ce qui est des coûts, ils sont actuellement imprécis, car ils dépendent 1/des volumes qui ne nous sont pas actuellement connus, 2/de la PA, 3/et de son mode de facturation. Pour le moment, la solution que nous avons retenue ne nous propose qu’un accès global, qui nous donnerait un accès à toutes les données de facturation de nos clients. Nous sommes actuellement en attente de leur réponse d’une solution qui ne nous donnerait pas cet accès, mais cela aura certainement un impact sur les tarifs. Notre solution B est plus respectueuse de la confidentialité, et c’est peut-être vers elle que nous nous dirigerons, mais son tarif est actuellement de 250 euros par entreprise pour 2000 factures. Mais une chose est certaine : Factur-X est un centre de coût, pas un centre de profit, et ces coûts seront nécessairement supportés par les forces productives, les entreprises qui créent de la richesse. Un peu comme si on demandait au pendu de payer la corde.

  3. Pascal RIPAULT dit :

    Bonjour,
    En recherchant des nouvelles au sujet de Gestan et du choix de la Plateforme Associée (PA) qu’il faudra faire avant septembre, je tombe sur cet article qui m’avait échappé et je voudrais avoir des précisions.
    Vous dites:
    « Au second semestre 2026, Gestan embarquera un programme de récupération des factures fournisseur.
    La couche de communication sera opérée par une PA partenaire de Gestan, actuellement en cours de sélection. »
    puis:
    « Les coûts induits sont supportés par notre entreprise, et ne sont pas répercutés jusque là dans le coût de la licence Gestan 2026, qui reste inchangé par rapport à 2025. »
    Vous pouvez me confirmer que les utilisateurs Gestan n’auront pas à se soucier de faire un contrat avec un prestataire PA et sans coût supplémentaire ?
    Si c’est exact, alors quelle tranquilité pour les utilisateurs actuels & à venir, par rapport à l’inquiétude générale !
    Pascal

    • Étienne dit :

      Oui, c’est exactement le plan.

      Nous avons passé un premier accord avec IOPOLE, une PA spécialisée basée à Perols, mais nous sommes en train d’étudier une toute nouvelle solution qui nous paraît très intéressante, basée sur la plateforme jefacture.com, de l’ordre des experts comptables.

      Mais l’idée, c’est bien que les utilisateurs de Gestan soient pénalisés le moins possible par les délires technocratiques de l’OCDE, puisque d’après le ministère des finances de Kinshasa (nous avons aussi des clients en Afrique qui nous ont demandé cela), c’est de cette instance que vient ce projet.

      A signaler, une pétition sur le site de l’assemblée nationale, pour demander que ce projet monstrueux fasse l’objet d’un débat, et soit soumis au vote des députés. Après tout, ils sont payés pour ça, non ?

      Notre entreprise l’a signée, ça se passe ci-dessous.


  4. […] Voir aussi sur ce sujet : Gestan et Factur-X […]

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